championnat au féminin 2008 à Bailleau

Le Championnat de France féminin 2008 a eu lieu à Bailleau Aménonville.

 Pour mettre les concurrentes dans les meilleures conditions, l’organisateur, …. a commandé le mauvais temps pour deux jours, afin que tout le monde puisse s’acclimatiser, s’accoutumer aux zones aériennes, afuter les calculateurs…


Mais le 4.8.08, Eva, notre belle météo fut sérieuse : Elle nous trouva un circuit hors zones aériennes, allant d’ouest à l’est.

Le  Circuit est tourné par la plus rapide en 2h35, 101km/h.
Pour nous cela fut une belle enjambé, pas trop longue, ni trop court…le jour suivant, la météo se corsa, signe pour l’organisateur, de prescrire un AAT, épreuve de vitesse sur secteur imposée.

 Chaque cible entouré de cercles à 30 km, et nous pouvions nous donner à cœur joie..
C'est à dire, nous pouvions voler dans les cercles à l'endroit le plus idéal, une figure libre si vous voulez.

Nous étions limitées à deux heures trentes, j'aurais pu tenter de faire 250km, cela aurait fait 100 km/h, mais au bout de la première branche j’avais une moyenne de 60km/h,

 je me suis dite, ce n’est pas la peine, je suis trop lente, il ne faut pas en rajouter de km.

Donc j’ai fait au plus court, même dans le deuxième cercle.

Mais dans vers la fin du vol le temps s’est vraiment amélioré, ce qui s’est traduit par une arrivée trop trop rapide, au lieu de 2h30 je suis arrivée après 2h17 donc bien presqu’un quart d’heure trop vite.

J’étais arrivée la première, (96 km/h dont on m'a donné 82km/h) mais tout de même très abattue, arriver trop tôt c’est payer cher les points, avec mon coëfficient en plus…(114 par rapport aux 108 des LS8).
voici un lien pour une vidéo:
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Par chance, les autres filles n’avaient pas volé trop vite, Mag a réalisé son circuit à 72km/h, Monique et Aude pareil. Par surprise j’ai même obtenu 50 pts de plus que les autres filles. Monique, Nathalie, Magalie ont du voler ensemble, le score s’est ressemblé, Nathalie paye ce fait par le coëf, qui lui ôte toujours des points par rapport aux autres. Aude a remarquablement bien volé ce jour, même Claude a accéleré, ayant volé presqu’à 70 km/h.


Jour 3 : Eva nous a préparé un circuit assez spéciale, 363 km, nous menant vers l’Est. Le ciel s’est présenter chargé en Cirrus, pour moi cela voulais dire, vaches sur, mais à ma surprise, la première branche fut assez rapide, il y avait des pompes assez fiables durant toute la première branche(120km/h), puis en allant à l’Est, la masse d’air s’est asséché et nous nous retrouvions dans le grand bleu. Heureusement une des autres classes a du empreinter presque la même route, nous avions quelques accompagnateurs sur quelques km, ce qui fut plus que précieux, car les thermiques furent difficile à trouver et les traversés très longues.


Ce jour là nous nous sommes trouvé avec Nathalie sur le trajet et nous nous sommes données des informations. J’étais un peu à la traîne, et Nathalie avec certains 18m devant moi, lorsque j’ai vu un énorme feu de champs se développer. J’ai pu y trouver un quatre mètre et fut propulsé à la base du cumulus.  Je contourne le point, (ce fut le cas de le dire, mon trajet montre que je contourne le point et je le touche qu’à cinq mètres près, avant de me diriger vers un nouveau feu de chaume.

Finalement je me demande si je ne devais pas emmèner aussi un mouchoir mouillé pour ne pas être intoxiqué par la fumée…

 Nathalie avait fait demi tour aussi et ce coup ci c’est moi qui lui ai donné des informations pourqu’elle puisse avancer facilement, car le temps pressa, Eva nous avait dit qu’un front d’orage allait nous rejoindre vers 18h.

Le vent s’était levé et nous avanciâmes que très lentement, mais j’ai réussi à trouver un cumulus, qui nous propulsait à 1500 m. Devant nous et à 40km se sont dessinés pas mal de cumulus, et je dis à Nathalie, on accélère, nous allons encore trouver de bonnes pompes. Mais aucun des cumulus ne tiraient vraiment et nous nous retrouvions vers les 300 m sol vers le dernier point de virage à 30km du terrain.
Nathalie trouva un petit quelque chose qui nous monta à 650m, et elle me dit, hey ça suffit, on rentre au terrain.

Et effectivement nous rentrions au terrain et fûmes surprises, nous étions une fois de plus des seules pendant longtemps. Parcontre nous vîmes partir bon nombre de remorques vers les champs lointains.

Presqu’une heure plus tard Anne arrive totalement épuisée à bord de son planeur. Heureuse d’être rentrée, elle me récite son vol. Elle avait coupé la radio pour ne plus nous entendre, et s’est battue toute seule.

Gundula, une fille d’une autre classe rentra ce jour là seule de sa classe. Toutes les autres filles, et la plupart des autres pilotes se sont vachés ce jour là.

Au classement journalière, je suis toujours première, Nathalie deuxième et Anne troisième.


 une vidéo pour changer? cliquez sur "link" :
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Jour 4 : L’organisateur a trouvé que tout le monde devait se reposer, Eva a simplement baché la journée. Nous profitâmes de nous promener à Chartre. Nous déposions notre voiture dans un garage souterrain, au niveau –5, prîment l’ascenseur et à –3 la porte s’ouvre sur Nathalie et sa mère….. quel hasard !


Jour 5 : Les photos satellites laissent un petit espoir, pour un vol, ainsi l’organisateur maintient les planeurs en piste. Ce jour là on pourra l’intituler ‘il pleut, on sèche le planeur, il pleut, on sèche le planeur, il pleut, on sèche le planeur, on vole…vache’.


Bien sur devant la difficulté nous devions effectuer un vol entre 100 et 300km, en 2h. localement des planeurs réussissâment de rester en vol, 900m de base. A l’horizon il n’y avait qu’un long voile gris à voir, mais bon après avoir neutralisé l’épreuve pour la classe standart, (à cause du départ en regate ?) Anne Marie nous envoie en air.


Ca tient en air, mais le vent est fort, très fort.


Si seulement la ligne ouvrait maintenant, car déjà le voile coupe les cumulus, je crois que je n’ai jamais autant prié pour que les minutes passent plus vite.

 J’étais à l’extremité sud de la ligne de départ, et à chaque minute il devenait plus critique de partir en circuit. Bon, départ immédiat et le cheminement s’est déroulé sur la première branche assez facilement, alors j’ai accélleré.

D’autant plus que je vois cinq planeurs bien connu, Nathalie, Magalie, Monique et Céline furent tout de suite près de moi.

Mais après dix km je tombe presque dans un trou, rien ne tire vers le haut, des moins "5 " attirent mon attention, d’un coup le calculateur crie : "airspace, airspace", s’en était de trop pour moi. Vite demi tour, trouver quelque chose à monter, 250m, le sol monte, toujours rien, 200m, un petit 10cm secoue mes plumes. Je trouve une pompe, qui m’élève lentement, puis la pompe devient forte, mais vraiment forte, 3.7 intégré, 1500m. entre le temps j’ai pu me réperer avec la zone aérienne, j’étais heureusement loin de percuter le mur invisible ! ! !

Ouf !


Les autres m’ont attrapé mais je continue seule à foncer, j’ai envie de suivre cette rue de nuage jusqu’à ce que je trouve quelque chose de bon puis j’irais virer vers le deuxième point.

Mais le deuxième point, ce fut que voile de cirrus. Que faire, avancer sous la rue de nuage, ou tenter de virer et puis de me vacher ?

 Anne s’est déjà vaché, Nathalie est en train d’attérir, je me dis, il faut être prudent, voler à la finesse max, prendre tous ce qui vient. Magalie est encore sur la fréquence: " hey Jutta il faut s’accrocher… "et oui… petit à petit nous trouvons de petites pompes,mais je pense il faut virer, vite car le vent est fort.

 Magalie avance, pas possible de savoir si nous sommes loin l’une de l’autre, mais nous nous encourageons.

Je ne trouve rien et je glisse aussi finement que possible et j’attéris presque en ligne droite. Je reste dans mon planeur, à 15 km du terrain, il fait froid dehors,


 Magalie rentre, seule. J’observe alors sous le voile comme une ligne de cumulus qui se forment proche de la frontière… Ces petits cumulus suivaient le lit du vent…y avait-il de l’onde aujourd’hui quelque part? Ceci expliquerait mon point bas.
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Christophe arrivit, très vite, nous pouvons regagner le terrain et vite aller encore au resto.

Magali a été seule à renter au terrain, laissant les  73 autres concurrents au vaches…
 Julien Henry a gagné l’épreuve dans sa classe parce qu’il a filé sous cette rue de nuage aussi loin qu’il ait pu. Ce fut vraiment un bon choix, d’y aller au bout pour faire le plus de km.

Tout compte fait Magali et moi ont fait toutes deux 124 km, elle gagne malheureusement que 26 pts de vitesse parce qu’elle est rentrée, dommage pour elle. .


Jour 6 dernier jour du championnat, l’organisateur veut que chacun rentre, donc il prescrit un AAT de 118 à 177 km et 1h30 de temps. Avant le décollage déjà un ciel de cumulus nous laissait croire à un circuit de vitesse, et nous sommes vraiment presque désolée d’une aussi petite épreuve. Effectivement les cumulus montent haut, bien fort et rapidement nous partons en circuit.

Je suis seule aujourd’hui, mais en contact radio avec Anne, car j’avais envie de voler avec elle. Partie en même temps, nous n’arrivions pas à voler ensemble. Le vol s’accellère sur la première branche.

La grande difficulté de ce vol fut que l’organisateur a mis l’axe du circuit à travers la zone ou il ne fallait pas monter à plus de 900m.

J’étais partie, quand soudainement la voix du calculateur vocifère : "Airspace ! ! ! "

et je réalise soudainement l'embuscade et il est encore temps pour partir 90° du cours pour éviter de tomber dans le piège.

Mais cela dit, les cumulus vont bien et je suis rapide, je dois encore avancer, sous peine de renter trop tôt au bercail. Le vent fut fort, et ce fut certes la raison pourquoi les ascendances furent déchiquetés.

J'ai alors faire des S sous les cumulus, sans vraiment faire de virages. J'ai ainsi pu profiter des zones ascendants positives et ainsi le trajet GPS doit montrer un vrai zigzag... (j'éspère qu'ils n'ont rien vu, sinon ils m'auraient peut être envoyé un test alcool ;-))  ) Comme déjà dit, mon calculateur me dit que je suis rapide aujourd'hui, normal avec le vent, il faut ainsi décider de traverser le cercle, pour aller au bout.

Je traverse tout le cercle, jusqu’au bout, mais déjà les cumulus deviennent mou, je n’arrive point à monter rapidement. Il est vrai que pendant tout le vol je chemine plutôt que de spiraler. Là je m’aperçois qu’il n’est pas aisé de remonter, car les pompes sont toutes assez hachés. Petit à petit je vois maintes planeurs spiraler en bas, ce qui m’incite à la prudence. Je vais donc rester haut me dis-je. Plus facile qu’à faire, les cumulus ne veulent pas me maintenir en haut.

Je perds donc considérablement ma moyenne, qui fut de 110 km/h. Mais bon le circuit est petit, je me dis, ne prends pas de risque, il faut renter. Je me retrouve cette fois ci à 300m au dessus du plan, beaucoup trop haut pour l’arrivée, mais j’aime ma sécurité.. j’arrive au terrain, ouf les autres ne sont pas encore là…. Vite donner le GPS, démonter le planeur, préparer tout pour le départ et c’est la fête…

                         link : un film pour visionner le tout..
Ce jour là Anne avec son Ls8  (80 km/h) prend 10min de retard sur moi (96km/h) et elle se fait dévancer (coef) par Céline en pégase, qui a parcouru le circuit également à 80km/h, puis viennent Magalie et Maude, qui a volé toute seule aussi rapidement que les autres.

Ce qui donne au classement général: Jutta première, Nathalie deuxième et Magali troisième, suivi par Anne, Céline et Monique.

Monique a constamment amélioré sa façon de voler, Magali montre qu’elle progresse tout le temps. Nathalie a à mon avis un grand avenir devant elle. Maude et Aude progressent constamment aussi, maintenant il faut y croire et continuer à faire des expériences dans les championnats.


Je réalise que je suis championne de France seulement lorsque Alain Marechal  me dit à la remise de prix :
"je te donne le titre de championne de France".
 La joie éclata alors !



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L'hiver vient,
que fait on que de grelotter,  non, quelques filles du championnat ont décidé de se rencontre, pour réflechir, pour fêter, rencontrer les autres ect  ect.. voici quelques photos:link