Jutta Sturm

http://www.dna.fr/articles/200907/26/comme-une-tempete,colmar,000012157.php

Vol à voile / Jutta Sturm au championnat du monde

Comme une tempête

 

Ces jours-ci, l'équipe de France féminine de vol à voile participe au championnat du monde à Szeged en Hongrie. Dans cette équipe : Jutta Sturm, une Colmarienne, avec plein de projets en tête.

 Avec 35 ans d'expérience de vol à voile dans ses valises, elle est toujours aussi enthousiaste qu'à ces débuts : « Ce sentiment de victoire quand on arrive à rester dans l'air, c'est extraordinaire. » Jutta Sturm est prête à affirmer son talent. L'occasion : le championnat du monde féminin de cet été. Pour pouvoir rentrer dans l'équipe nationale, elle a d'abord dû se qualifier : « On m'avait dit que si je gagnais le championnat de France féminin en 2008, je serais dans l'équipe de France. Alors j'ai gagné », dit-elle sans broncher.
 Jeudi dernier, la vélivole est donc partie en Hongrie avec les sept autres femmes pilotes de l'équipe. Après une semaine d'entraînement sur place, la « ligne de départ est ouverte » depuis hier. Mais rentrer dans une équipe déjà formée et beaucoup plus jeune n'a pas été évident pour Jutta entre-temps, elle s'est bien intégrée dans l'équipe.

« Dans un vol
vous prenez
toute la distance »

 Outre le championnat du monde, Jutta Sturm vise un autre objectif. Dans le club de planeurs à Colmar, la mère de trois enfants se bat aussi pour préparer la relève : « Les jeunes ont ce virus aussi. Et quand ils sont contaminés, subitement ils savent ce qu'ils veulent faire de leur vie. » Au club de Colmar, ils peuvent commencer dès l'âge de 15 ans. C'est avec fierté que Jutta parle de ces jeunes qui, en pleine adolescence, sont prêts à respecter les règles en vigueur sur l'aérodrome. « Quand vous montez dans un planeur, vous prenez toute la distance avec les problèmes du quotidien. Le stress se transforme en bien-être. »
 Néanmoins, comme il s'agit d'un sport assez complexe, il faut être extrêmement concentré. En effet, lors d'un vol, toutes les quatre secondes il y a une décision à prendre. Les vélivoles doivent à la fois comprendre la météo, la navigation et la technique du planeur. Or, la visibilité dans le planeur permet cette complexité. Jutta explique : « Chaque vol est différent et vous ne finissez jamais d'apprendre. »

« Je veux gagner ! »

 Au fil du temps, la championne française de 2008 a pu développer cette intuition qui l'aide à évoluer avec les forces naturelles comme le vent. D'une manière déterminée, elle exprime son objectif pour le championnat du monde : « Je veux gagner ! Car la première est sélectionnée pour le championnat contre les hommes. » Manifestement, Jutta Sturm a beaucoup d'ambition. De toute façon, une femme dont le nom de famille signifie « tempête » en allemand sait s'imposer.

 

Elisabeth Jahn

Le suivi des championnats est accessible sur www.wwgc2009.hu
 http ://planeur.championnat.over-blog.com/





http://www.colmar.aeroport.fr/archives/une_championne_ailee.html

Une championne ailée

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La nouvelle ambassadrice du Centre de Vol à Voile de Colmar s'appelle Jutta Sturm. A 47 ans, elle vient de remporter le championnat de France féminin d'une discipline méconnue : le vol à voile.

"Bonjour Jutta ! Félicitations, c'est une grande nouvelle !" l'interpelle un collègue. Tout juste auréolée de son titre de championne de France, conquis début août à Bailleau en Eure-et-Loir, Jutta Sturm arpente les terrains de l'aéroport de Colmar. Les conditions météo sont bonnes, mais il faut sortir le moto-planeur avec une extrême précaution. Du hangar à la piste, l'avion moteur qui tracte le planeur doit traverser un terrain encore humide des pluies de la veille.

La championne devra attendre pour décoller. Ce n'est pas grave, en 34 ans de vol à voile, Jutta a aussi appris la patience. "J'ai volé pour la première fois à 11 ans, avec mon père, qui pilotait un planeur. Après une heure de vol, j'ai dit : "déjà l'atterrissage ?" Il avait compris que moi aussi je serai passionnée". Pour ses 14 ans, il lui offre un "lâché", un premier vol seule dans le cockpit.

En août, Jutta est deveue championne de France en "classe 15 m" (à bord d'un engin de 15 mètres d'envergure). En compétition, chaque aéronef reçoit un coefficient de performance en fonction de ses caractéristiques techniques. Ce chiffre est pris en compte dans le calcul des points qui déterminent le classement final. Autre critère important : la distance parcourue et la vitesse. Un enregistreur de vol permet de contrôler que les concurrents ont respecté les points de passage obligatoires.

Penchée sur le cockpit, Jutta, qui est aussi l'instructrice, explique patiemment le fonctionnement de l'engin, étend ses bras pour mimer l'inclinaison des ailes, montre comment, via un manche, le pilote peut modifier la résistance à l'air.
"On apprend facilement quand on est jeune, tout se fait par imitation. Le pilotage d'un planneur est très fin, très précis. Beaucoup de choses passent par l'intuition, les femmes ne sont pas mauvaises pour ça !"

A Bailleau, c'était la 5ème fois que les femmes se disputaient entre-elles le titre national. Il y a quelques années, Jutta avait terminé 3ème d'une compétition mixte. Elle précise que beaucoup de rivaux sérieux étaient absents mais date de cette époque là la motivation qui l'a poussée à continuer malgré une activité professionnelle prenante et la vie de famille chargée d'une mère de trois enfants.
Après 34 ans de vol à voile, Jutta se dit "toujours émerveillée. Les conditions météo ne sont jamais les mêmes. J'aime voler l'hiver au dessus des Vosges. On y subit ce que l'on appelle "l'effet de l'onde". C'est comme dans un ascenseur, on monte dans un calme absolu".

Une fois seulement, Jutta s'est fait peur. Lors d'une compétition à laquelle elle avait pris part sur un planeur qu'elle ne connaissait pas. Elle a dû atterrir dans un champ. "Il faut être prêt à atterrir ailleurs que sur une piste. Je garde toujours à l'esprit qu'une victoire en compétition ne vaut pas la vie." C'est une des vertus qu'elle attribue à son sport : "ça responsabilise, surtout les jeunes".

Sa victoire lui permet d'espérer participer aux championnats du monde féminins, l'année prochaine en août. Elle ira pour l'ambiance festive bien sûr, mais aussi parce que la première gagne le droit de se mesurer aux hommes lors de la compétition masculine. "Le but ultime" ajoute-t-elle dans un sourire.

Sarah Tuchscherer







http://www.dna.fr/articles/200806/01/ca-plane-pour-elle,colmar,000000362.php

Colmar / Rencontre avec Jutta Sturm à l'aérodrome

Ça plane pour elle !

 


Jutta Sturm, ici en compagnie de Pascal Chevalier, ancien membre de la patrouille de France et pilote de ligne, ne se lasse pas des sensations que procure le vol à voile. (Photo DNA)

Une vélivole colmarienne s'est illustrée mi-mai au championnat de France mixte de vol à voile à Saint-Florentin. En prenant une honorable septième place, Jutta Sturm s'est ouverte les portes de l'équipe de France féminine et pourrait participer à ses premiers Mondiaux l'an prochain.

Jutta Sturm est tout sourire à côté de son Ventus 2a, le planeur avec lequel elle a obtenu une belle septième place (sur 22 participants) au dernier championnat de France mixte de vol à voile disputé à Saint-Florentin (Yonne). Première des trois féminines engagées dans la compétition, elle n'a été devancée que par des membres de l'équipe de France dont plusieurs peuvent s'enorgueillir d'un titre de champion du monde dans la « classe course ». Une belle prouesse comme le reconnaît la vélivole : « Je suis satisfaite car je ne me suis pas beaucoup entraînée. La compétition, c'était surtout pour garder un pied dans la discipline. »

« Transmettre ma passion »

 Car Jutta n'a pas tout le loisir de voler. Psychologue à l'hôpital Pasteur, elle essaie de se ménager du temps pour prendre la voie des airs. Ce temps, elle le consacre en majeur partie à ses élèves en qualité d'instructrice. « Mon plus grand plaisir, c'est de transmettre ma passion aux plus jeunes. Ça me permet également de garder des sensations avec les masses d'air. Et dans le vol à voile, on a jamais fini d'apprendre, c'est ce qui est passionnant. C'est un sport à maturation lente. »  A l'aise dans son cockpit avec tous les instruments de précision, celle qui a 30 ans de pratique derrière elle estime laisser une part aussi importante au « feeling » qu'à la technique : « Savoir monter dans les pompes, prendre les ascendances, ajuster sa vitesse, repérer les zones de dépression, c'est essentiel. C'est la qualité d'analyse de chacun qui fait la différence. » Et question repérage dans les airs et technique de pilotage, la Colmarienne s'est montrée à son avantage dans le ciel bourguignon.

Cap sur les Mondiaux

 Ses récentes performances ne sont pas passées inaperçues. Jutta s'est vu convier à un stage, en juin, avec l'équipe de France féminine de vol à voile. Une préparation en Hongrie, terre d'accueil des prochains championnats du monde de la discipline, qui décidera, en partie, des membres du team tricolore. « Ce serait une belle consécration », avoue-t-elle. « J'aurais de quoi raconter à mes petits-enfants plus tard. » Mais avant de se projeter à l'international, Jutta participera à un rendez-vous hexagonal courant août : le championnat de France féminin. Avec de sérieuses chances de podium.




http://www.planeur-colmar.net/cmsmadesimple/index.php
29/07/2009
Posté par : admin
L'épreuve du jour a été un AAT de 3 heures. Jutta finit 8ème avec une moyenne de 130.4 km/h. La Tchèque Kuthanova l'emportant à la vittesse de 136,2 km/h. Vu les moyennes la Hongrie c'est le Texas !
28/07/2009
Posté par : admin
Jutta vient de remporter l'épreuve de ce jour aux championnat du monde féminin de Szedeg. Après un départ difficile la première journée (une infraction d'espace aérien de 45m qui lui fait perdre environ 700 points), elle a su se reconcentrer. Sa coéquipière Abadie Berard Marilyne se hisse en seconde place. C'est donc une bonne journée pour l'équipe de France féminine. Continue ainsi, nous sommes tous derrière toi.
18/07/2009
Posté par : WISY

Vous connaissez tous, ou presque Jutta Sturm. Notre compétitrice, notre championne décroche le titre de championne de France féminine en 2008 avec à peine quelques heures d’entrainement, le titre de vice-championne de France en 2009.
A force de volonté et de persévérence, à force de ne jamais cesser d’y croire elle y est arrivée, la voilà au Championnat du Monde !
La voilà dans l’Equipe de France pour défendre nos couleurs !
Exemple et moteur pour tous les vélivoles, allez suivre ses exploits sur les sites suivants tout en lui envoyant vos encouragements qui lui seront autant de force et de soutien dans cette fabuleuse aventure

http://planeur.championnat.over-blog.com/
http://www.flatlandcup.hu/2009/
http://glidingteamfrance.free.fr/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1





http://interne.alsapresse.com/jdj/08/10/08/COB/7/article_58.html
Aéronautique Ca plane pour le vol à voile

Entre de nouveaux hangars et une championne de France, le Centre régional de vol à voile d’Alsace, basé sur l’aérodrome de Colmar Houssen connaît une actualité particulièrement riche.

Tout a commencé avec le projet de construction du nouveau site de l’entreprise Liebherr à la place des hangars du Centre régional de vol à voile d’Alsace. Un accord a été trouvé avec la Ville de Colmar en concertation avec le gestionnaire ADC et l’aviation civile. « L’accord prévoyait que Liebherr et une nouvelle zone économique seraient implantées. En échange, la Ville s’est engagée à prendre intégralement en charge le déplacement du club de vol à voile, de l’amicale des parachutistes et des hangars privés à l’Est de l’aérodrome », raconte Michel Moll, président du Centre régional de vol à voile d’Alsace.
Sur une surface équivalente à l’ancien site, le club de vol en planeur de Colmar dispose depuis peu d’un nouveau club house partagé avec l’amicale des parachutistes et de deux hangars flambant neuf. Si le changement d’infrastructures n’a pas posé de problèmes particuliers, il n’en a pas été de même pour la piste de décollage. « Au début, on avait des craintes car notre piste en herbe n’était plus utilisable pour des questions de normes depuis l’installation de Liebherr », explique Michel Moll. Et de poursuivre : « Le directeur régional de l’aviation civile a fouillé dans les textes et il a découvert que l’on pouvait accoler une piste en herbe à une piste en dur. Grâce à cela, nous avons pu continuer notre activité ».

Une championne et des projets

Maintenant, il faut « relancer la machine ». Et le club ne manque pas de projets comme l’expose Claude Dielenseger, chef pilote du Centre régional de vol à voile : « Les jeunes qui souhaitent voler doivent passer un Brevet d’initiation aéronautique. Comme c’est relativement ardu, nous avons pensé faire des’’classes d’invitation’’ pour que les jeunes puissent bénéficier d’une bourse ». Autre projet du Centre régional de vol à voile, un partenariat avec le club de vol en planeur de Fribourg : « Ces deux clubs ont des particularités », affirme Claude Dielenseger. « Fribourg possède un treuil pour faire décoller les planeurs et à Colmar, nous avons une particularité aérologique, le ‘’trou de fœhn’’ qui permet de voler très haut. Nous envisageons donc de faire des échanges entre l’Allemagne et la France pour que les vélivoles (les pilotes de planeurs NDLR) puissent profiter de ces spécificités ».
2008 restera décidément dans les annales du Centre régional de vol à voile d’Alsace avec un titre de championne de France pour Jutta Sturm. « Jutta est au club depuis 30 ans. Son mari lui a prêté son planeur et elle est arrivée 7e au classement général du championnat de France, le tout sans entraînement ! Cette année, elle a gagné le championnat féminin en remportant toutes les épreuves », s’enthousiasme le chef pilote. Un bonheur ne venant jamais seul, Jutta Sturm a été sélectionnée pour le championnat du monde 2009 qui aura lieu en Hongrie.

Boris Marois

  *


La soirée du 12/09/09 à Colmar
sur le blog du chef-pilote:

http://inplanoveritas.blogspot.com/


 Voici notre championne Jutta Sturm dans toute sa splendeur, nous dévoilant la beauté et la face cachée du Championnat du Monde de Szeged en Hongrie:l'énorme plateforme avec ses vieux coucous flirtant avec les planeurs modernes, la canicule d'enfer avec des cumulus à perte de vue, les différentes équipes avec les belles françaises, très couvées par leur mentor, la larme à l'oeil à l'issue des résultats finaux, puis aussi les finesses et les traitrises des longs circuits en plaine trop proche de la Serbie.

Ouf, doit se dire Christophe, époux, vélivole, coach et coéquipier, elle n'a pas dévoilé les secrets et subtilités tactiques que je lui ai enseignés avec amour.

Eh oui, un champion en l'air a un besoin indispensable d'un autre champion au sol, qui lui, ne se relaxe jamais et se voit obliger de dépanner planeur et pilote posés aux vaches ou aux marguerites.

Alors, Grand bravo encore à tous les deux et bon anniversaire à Christophe, qui n'a plus qu'à
souder une attache-remorque à son nouveau vélo de compétition super leger, en vue du prochain championnat. Excellent, pour garder la ligne et rester fringeant.

Et comme un second vélivole peut en cacher un troisième, et comme sorti de
l'ombre dans cette éblouissante soirée, voilà notre vénéré Michel à l'honneur pour ses douze années de présidence, service inestimable rendu au Club de Colmar.
Merci beaucoup à lui.