Marilyne Bérard, médaillée bronze à Szeged

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10 août 2009 ::: Maryline Abadie-Bérard troisième des championnats du monde féminins

La pilote du club de Buno-Bonnevaux termine à la troisième place des championnats du monde de classe 15 mètres, tandis qu'Anne Ducarouge, du Groupe l'Air termine huitième de la classe standard.

Un bravo bien mérité à Nathalie Hurlin, de Bailleau (28) qui, après Claire Luyat, devient championne du Monde de Vol à Voile (en classe club).














Interview de Maryline Abadie-Bérard, Médaille de bronze aux championnats du monde féminin 2009


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Interview de Marilyne Abadie-Bérard, Médaille de bronze en classe 15 mètres aux derniers championnats du monde féminins de vol à voile, qui se sont déroulés du 27 juillet au 8 août 2009 à Szegeb en Hongrie.

Marilyne a 32 ans et est pilote de ligne. Elle vole en planeur depuis l'âge de 17 ans et totalise plus de 1400 heures de vol planeur. Pour ces championnats du monde, elle a volé sur un ASG 29. Et elle est maman du petit Lucien depuis 11 mois !

Sabine : Quelles sont tes premières impressions suite à ce championnat ?

Marilyne : C’était vraiment super sympa, déjà cela m’a permis de découvrir un nouveau pays avec des conditions de vol en plaine. Les conditions météo étaient fabuleuses, par exemple plus de 2000 mètres de plafond avec 3 m/s en moyenne… Le championnat féminin était très sympa, je trouve que c’est un peu moins stressant qu’en mixte. Les vols se font en équipe, les filles des autres classes donnent des infos sur la fréquence de travail de l’équipe, les départs et arrivées se font au même endroit donc l’entraide est plus facile. En plus on se motive entre coéquipières ! Eric (Napoléon, le coach) faisait un briefing tous les matins sur la tactique de vol, en fonction du nombre de points de chacune par rapport aux autres concurrentes… Cela donnait des stratégies de vol, par exemple partir en même temps qu’une autre classe, mais ça ne marchait pas forcément bien sûr.

Sabine : Pourquoi la compétition ? Depuis quand y participes-tu et quelles sont tes motivations ?

Marilyne : J’ai commencé la compétition lorsque Christophe (son mari) et moi avons acheté notre Lak, en 2005, j’ai participé au Régional Centre. Surprise, j’ai gagné la première épreuve ! Bon, ça n’a pas du tout été le cas pour les épreuves suivantes, mais ça m’a motivée car je me suis rendue compte que je pouvais me mesurer aux autres. Ensuite j’ai participé avec Jean-Louis (son beau-père) aux championnats de France en classe libre, puis aux championnats de France féminins (dont c’était la première édition depuis un moment). J’aime bien ces compétitions car cela permet de voir ton niveau par rapport aux autres et de relativiser ta performance (dans un sens comme dans l’autre !). L’ambiance est toujours super sympa, ça me plaisait vraiment donc j’ai continué. J’ai intégré l’équipe de France féminine en 2007, et fini 4ème aux championnats du monde féminins à Romorantin la même année.

Ce que j’aime bien aussi, c’est qu’en compétition tu pars en circuit par certaines conditions, alors que chez toi dans les mêmes conditions météo tu serais restée au sol. Là tu es obligée de partir en épreuve et finalement tu réalises de beaux vols ! L’autre avantage, c’est qu’en championnat du monde, tu ne fais rien ! Les dépanneurs s’occupent de tout avant et après les vols, c’est génial… Donc un grand merci à toute l’équipe super sympa et super efficace, qui te permet d’être moins fatiguée, et complètement concentrée sur ton vol, le tout dans une super ambiance, et bien sûr merci à notre super coach Eric qui est fabuleux !

Sabine : Et avec Lucien, comment ça s’est passé ?

Marilyne : Cette année je suis très contente de cette 3ème place, j’ai eu du mal à me projeter car je n’ai pas volé pendant un an (Lucien est né en septembre 2008). Les championnats de France féminins à Bailleau s’étaient très bien passés, Romorantin juste après un peu moins, j’étais stressée par rapport à Lucien. Là en Hongrie cela s’est très bien passé, car une baby-sitter s’est occupée de lui durant les trois semaines, donc j’avais l’esprit plus libre et j’ai mieux dormi (la baby-sitter un peu moins bien…). Lucien a été adorable, il n’est pas beaucoup venu en piste à cause de la chaleur, mais c’était la mascotte de l’équipe, il avait plein de tatas et il a plu à tout le monde !

 

Propos receuillis par Sabine d'Argoeuves.